De l'huile brute à l'huile raffinée : pourquoi le dégommage impacte-t-il l'efficacité des étapes suivantes ?

20 10,2025
Groupe de pingouins
Recherche industrielle
Le dégommage est la première étape clé du raffinage des huiles alimentaires, influençant directement l’efficacité des procédés ultérieurs tels que la neutralisation, le décoloration et la désodorisation. Cet article explore en profondeur comment les résidus de phospholipides entraînent une consommation excessive d’agent de décoloration, des dépôts sur les équipements ou une augmentation de la consommation de vapeur. À travers des cas réels, les causes profondes sont analysées, accompagnées de solutions techniques concrètes (contrôle précis du pH, système de régulation thermique). Il guide les usines vers une transition de l’approche empirique vers une gestion basée sur les données, garantissant stabilité et cohérence du produit final. Pour produire une huile alimentaire de haute qualité, chaque étape doit être maîtrisée — notamment le dégommage.
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Pourquoi l'étape de désémulsification conditionne-t-elle l'efficacité des procédés ultérieurs ?

La désémulsification, première étape critique dans la raffinerie d’huile alimentaire, n’est pas seulement un prétraitement : elle détermine directement la performance de l’ensemble de la chaîne – neutralisation, décoloration, déodorisation. Une mauvaise gestion des phospholipides peut entraîner une surconsommation de réactifs, une corrosion prématurée des équipements et même une hausse de 15 à 25 % de la consommation de vapeur.

Les phospholipides : le véritable "mauvais élément" invisible

Les phospholipides présents dans l’huile brute ne sont pas inertes. Ils réagissent avec les agents de décoloration (généralement l’argile activée) en formant des complexes visqueux qui augmentent la viscosité du flux. Selon une étude menée en 2022 par l’Institut français de la technologie des huiles, une teneur résiduelle de phospholipides supérieure à 50 ppm augmente la consommation d’argile de 30 % en moyenne. Cela se traduit par des coûts opérationnels non maîtrisés et une variabilité de qualité entre lot et lot.

Exemple réel : Une usine de raffinage en Tunisie a constaté une augmentation soudaine de sa facture énergétique après avoir modifié son fournisseur de matière première. L’analyse a révélé que les nouvelles matières premières contenaient 70 ppm de phospholipides. Les filtres de décoloration se bouchaient tous les 48 heures au lieu de 7 jours.

Comparaison des méthodes : eau vs acide

Méthode Avantages Inconvénients
Hydratation Faible coût initial, faible impact environnemental Dépend fortement du pH et de la température
Acide (phosphorique) Meilleure efficacité pour huiles riches en phospholipides Coût plus élevé, nécessite un traitement des effluents

Le choix optimal dépend du type d’huile brute (colza, soja, palme) et de la stabilité attendue. Pour les usines modernes, la tendance est claire : intégrer des systèmes automatisés de contrôle en boucle fermée (pH, température, pression). Une étude de l’Université de Lyon montre qu’un tel système réduit les écarts de processus de 40 % et augmente la durée de vie des équipements de 20 %.

En somme, passer d’une approche empirique à une logique data-driven n’est plus une option mais une nécessité pour les raffineurs souhaitant rester compétitifs. La désémulsification, souvent sous-estimée, devient le levier stratégique pour améliorer la rentabilité et la cohérence du produit final.

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