La qualité d’une huile après déséparaffinage est déterminante pour sa performance sur le marché mondial. Les fabricants doivent maîtriser cinq indicateurs essentiels : point de trouble (cloud point), teneur en paraffines, indice d’acidité, stabilité de la couleur et fluidité à basse température. Ces paramètres influencent directement l’acceptabilité technique, la perception client et la conformité réglementaire — notamment dans les marchés européens stricts comme l’Allemagne ou la France.
Le point de trouble mesure la température à laquelle les paraffines commencent à cristalliser. Selon l’ASTM D97, ce test se fait dans un bain de glace contrôlé pendant 15 minutes. Une valeur supérieure à 5°C peut rendre une huile inutilisable pour les applications industrielles froides. Pour les usines en production continue, des kits portables basés sur la diffusion lumineuse offrent une alternative rapide avec une précision de ±1°C — idéal pour un suivi quotidien.
La méthode classique utilise le cyclohexane pour extraire les paraffines, suivie d’un séchage à 105°C pendant 2 heures. En moyenne, une teneur supérieure à 0,5 % entraîne une mauvaise fluidité à -10°C. La spectrométrie infrarouge (FTIR) permet une analyse en moins de 10 minutes, avec un taux de répétabilité supérieur à 95 %. Cette approche est désormais recommandée par l’EFSA pour les audits qualité internationaux.
“L’analyse des paraffines doit être effectuée avant et après le traitement pour garantir la cohérence du processus.” – ASTM D2708
Un accroissement de l’indice d’acidité (>0,2 mg KOH/g) indique souvent une hydrolyse partielle des triglycérides. Cela survient si la température de filtration dépasse 60°C ou si l’eau résiduelle n’est pas suffisamment évacuée. L’ajout de 0,1 % d’antioxydant (BHT) peut stabiliser cet indicateur jusqu’à 0,15 mg KOH/g, conforme aux normes ISO 660.
Le test de couleur au Lovibond permet de quantifier la teinte jaune foncé (jusqu’à 20 RY). Une variation >5 unités entre lots signale une instabilité chimique. Quant à la fluidité à -15°C, elle doit rester supérieure à 100 mPa·s pour garantir un pompage efficace. Des ajustements du temps de refroidissement (de 2h à 4h) peuvent améliorer cette propriété de manière significative.
En analysant les données historiques de 30 lots, nous avons observé que chaque augmentation de 2°C dans la température de décantation réduit la teneur en paraffines de 0,15 %, mais augmente l’indice d’acidité de 0,05 mg KOH/g. Le compromis optimal se situe entre 45°C et 50°C. Un système de feedback automatique via des capteurs IoT peut réduire les écarts de qualité de 40 %.
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