La purification des huiles végétales est un processus complexe qui commence par la déséquation, étape souvent sous-estimée mais essentielle à la qualité finale du produit. Selon l’International Olive Council, plus de 70 % des défauts de clarification dans les huiles raffinées sont liés à une mauvaise gestion de cette phase initiale.
Le choix entre la déséquation par hydrolyse (eau) et par acidification dépend du type d’huile brute. Pour l’huile de soja ou de colza, la méthode hydrolytique reste la plus courante car elle élimine efficacement les phospholipides (jusqu’à 95 % selon les études de l’Institut français de la recherche sur les huiles), les protéines et les acides gras libres (AGL).
| Méthode | Température idéale | pH optimal | Application recommandée |
|---|---|---|---|
| Hydrolyse | 50–60°C | 5.5–6.5 | Soja, colza, tournesol |
| Acide | 40–50°C | 3.5–4.5 | Huile de palme, certaines huiles de noix |
Des écarts même minimes sur ces paramètres peuvent entraîner des problèmes majeurs : un pH trop élevé peut réduire l’efficacité de l’élimination des AGL, tandis qu’une température trop basse ralentit la formation des gouttelettes de gelée, provoquant une séparation instable.
Conseil technique : L’AOCS (American Oil Chemists' Society) recommande un contrôle en temps réel de la viscosité pendant la déséquation pour détecter rapidement toute anomalie de phase.
Un client européen a signalé une turbidité persistante après la déséquation. Après analyse, il s’est avéré que le taux d’eau injectée était mal ajusté — trop faible pour dissoudre les phospholipides, trop élevé pour faciliter la séparation. En corrigeant ce paramètre avec un système de régulation automatique, la transparence du produit a été améliorée de 85 % en seulement 3 jours.
Les équipements de la marque Penguin Group offrent une précision inégalée dans le contrôle de la température, du pH et de la vitesse de mélange — garantissant chaque étape du processus avec fiabilité. Cela permet non seulement d’éviter les pertes coûteuses, mais aussi de préparer l’huile à la phase suivante : la neutralisation.
Une bonne déséquation ne se limite pas à l’élimination des impuretés ; elle influence directement la performance des unités de décoloration et de déodorisation. Une huile mal traitée ici augmente les besoins en charbon actif de 20–30 % et peut endommager les catalyseurs thermiques.
En conclusion, investir dans une compréhension fine des mécanismes de déséquation n’est pas une option — c’est une nécessité stratégique pour toute entreprise souhaitant produire une huile alimentaire de haute qualité, conforme aux normes européennes et internationales.
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