Dans le raffinage des huiles comestibles, l’étape clé du dégomage assure l’élimination des phospholipides et autres impuretés qui affectent la qualité finale de l’huile. Ce traitement prépare ainsi l’huile pour les phases suivantes telles que la neutralisation, la désodorisation et la décoloration. Le présent guide technique décortique minutieusement les deux procédés majeurs de dégomage : le dégomage par hydratation et le dégomage acide, en mettant en exergue les paramètres de contrôle essentiels à adapter selon le type d’huile brute, notamment l’huile de soja et l’huile de colza.
Le dégomage vise principalement à éliminer les phospholipides hydratables et non hydratables. Dans la méthode par hydratation, l’eau est ajoutée à l’huile brute, entrainant la dispersion des phospholipides hydratables qui se combinent avec l’eau pour former une phase gélatineuse ou colloïdale facilement séparée par centrifugation ou décantation.
A contrario, le dégomage acide implique l’introduction d’un acide minéral, généralement l’acide phosphorique ou citrique, qui neutralise et décompose les phospholipides non hydratables, rendant l’huile plus stable et améliorant les rendements globaux du raffinage.
| Critère | Dégomage par hydratation | Dégomage acide |
|---|---|---|
| Complexité du procédé | Simple, faible investissement | Modérée, nécessite gestion des acides |
| Efficacité sur phospholipides non hydratables | Faible | Élevée |
| Impact sur la qualité huile | Bonne préservation des qualités initiales | Améliore la stabilité surtout pour huiles riches en phospholipides |
| Consommation d’eau/produits chimiques | Elevée en eau | Nécessite acidifiants et contrôle pH |
Chaque matière première présente des spécificités chimiques dictant le choix et l’ajustement des paramètres de dégomage.
Dans une raffinerie typique traitant 100 tonnes par jour d’huile de soja brute, la mise en œuvre d’un dégomage hydraté à 68 °C et pH 6.8, avec une agitation à 350 rpm, permet de réduire les phospholipides à moins de 10 mg/kg, garantissant un rendement de neutralisation optimal (>98%). A l’inverse, une usine raffinant de l’huile de colza avec dégomage acide, dosé à 150 ppm d’acide phosphorique, optimise la qualité de l’huile finale en limitant l’encrassement des équipements de désodorisation.
En cas de troubles persistants ou écume lors du dégomage, il est recommandé de vérifier : la précision du contrôle du pH, la température effective dans la cuve de traitement, et la vitesse d’agitation afin de mieux homogénéiser les phases. De même, l’entretien régulier des centrifugeuses assure la séparation efficace de la phase gomme.
La maîtrise précise des paramètres de dégomage conditionne la fluidité des opérations subséquentes, notamment la neutralisation alcaline et la désodorisation sous vide. Une diminution efficace des phospholipides réduit aussi le risque d’émulsion et d’augmentation de la consommation de soude caustique, générant des économies de coûts et une amélioration substantielle de la qualité organoleptique de l’huile.
Chaque raffinerie possède des spécificités propres : configuration des équipements, type d’huile brute, conditions environnementales et exigences finales du produit. L’adaptation sur-mesure des protocoles de dégomage permet de maximiser les rendements, d’assurer une qualité constante et d’éviter les arrêts de production imprévus.
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