Le choix d’un équipement de déséparage adapté est crucial pour les fabricants d’huiles végétales en phase de croissance. Pour les entreprises avec une capacité modeste (moins de 5 tonnes par jour), le surdimensionnement ou l’utilisation d’une méthode inadaptée peut entraîner des pertes économiques importantes, voire compromettre la qualité du produit final. Voici comment évaluer objectivement les quatre méthodes principales : méthode classique, méthode par solvant, méthode par agents tensioactifs et méthode combinée (désémulsification + désacidification).
Basée sur le refroidissement lent et la filtration mécanique, cette approche convient aux huiles à faible teneur en cires comme l’huile de colza. Elle nécessite peu d’investissement initial (entre 15 000 € et 30 000 €), mais son rendement en cire est faible (environ 60–70 %). Idéale pour les producteurs qui cherchent une solution rapide et peu technique.
Utilisée dans les usines de taille moyenne, elle permet de récupérer jusqu’à 90 % des cires grâce à une extraction chimique contrôlée. Cependant, les coûts d’équipement dépassent souvent les 80 000 €, avec des besoins énergétiques élevés (12–15 kWh/kg d’huile traitée). Cette méthode est recommandée pour les opérations où la pureté du produit final est primordiale, comme pour les huiles alimentaires destinées à l’export.
Idéale pour les huiles riches en cires comme le palmier ou le pépin de raisin, elle offre un bon compromis entre coût (40 000–60 000 €) et rendement (75–85 %). Elle est également plus facile à intégrer dans une ligne existante, ce qui réduit les temps d’arrêt. Les fabricants français de margarine ont adopté cette méthode avec succès depuis 2020.
En associant désémulsification et désacidification avant le traitement cryogénique, cette méthode augmente le rendement global de 10 à 15 points. Bien que complexe à mettre en œuvre (coût initial > 100 000 €), elle est particulièrement rentable pour les lignes de production multi-variétés (ex. : tournesol, arachide, colza).
| Méthode | Investissement (€) | Rendement en cire (%) | Consommation énergétique (kWh/kg) |
|---|---|---|---|
| Classique | 15 000 – 30 000 | 60 – 70 | 8 – 10 |
| Par solvant | 80 000+ | 85 – 90 | 12 – 15 |
| Tensioactifs | 40 000 – 60 000 | 75 – 85 | 9 – 12 |
| Combinée | 100 000+ | 80 – 90 | 10 – 14 |
Les données ci-dessus montrent clairement qu’il n’y a pas de "meilleure" méthode universelle — seulement celle qui correspond à votre volume, à votre type de matière première (par exemple, l’huile de palme nécessite une température de cristallisation plus basse que l’huile d’arachide) et à vos objectifs commerciaux. La plupart des PME françaises utilisent aujourd’hui la méthode par tensioactifs pour ses performances équilibrées.
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