Le choix d’une méthode de dégommage des huiles végétales adaptée est crucial pour les petites et moyennes entreprises (PME) souhaitant optimiser la qualité de leurs huiles tout en maîtrisant les coûts. S’appuyant sur l’expérience pratique de QIE Group avec les huiles de palme et d’arachide, cet article compare les procédés conventionnel, par solvant, aux tensioactifs et combiné dégommage-désacidification. L’objectif est de fournir un guide technique et économique pour orienter les décisions stratégiques basées sur des données concrètes.
Le dégommage vise à éliminer les phospholipides et cires pour améliorer la clarté, la stabilité et la conservation de l’huile. Les principales méthodes disponibles sont :
| Critères | Méthode Conventionnelle | Procédé par Solvant | Tensioactifs | Dégommage - Désacidification |
|---|---|---|---|---|
| Investissement Capex (€ / tonne/an) | 10 000 - 20 000 | 30 000 - 50 000 | 25 000 - 40 000 | 35 000 - 60 000 |
| Consommation énergétique (kWh/tonne) | 40 - 60 | 80 - 120 | 50 - 70 | 70 - 90 |
| Rendement en cire retirée (%) | 60 - 75 | 85 - 95 | 70 - 85 | 80 - 90 |
| Complexité de l'opération | Faible | Élevée | Moyenne | Moyenne à élevée |
| Conformité environnementale | Bonne | Soumise à contraintes | Excellente | Bonne |
Pour les producteurs de huile de palme à petite et moyenne échelle, le procédé conventionnel reste un choix pragmatique grâce à son faible investissement et sa simplicité d’usage. Toutefois, quand la qualité supérieure et le rendement de cire sont prioritaires, l’association dégommage-désacidification gagne en intérêt malgré une complexité accrue.
Concernant l’huile d’arachide, la méthode par tensioactifs optimise le dégommage à basse température, essentielle pour préserver les propriétés spécifiques de cette huile sensible à la cristallisation. Elle assure un compromis entre efficacité et respect des critères environnementaux.
Plusieurs pièges guettent les PME lors de la sélection du procédé :
Il est conseillé de réaliser un audit technique avant achat et d’élaborer un plan d’exploitation incluant les indicateurs de performance (ex. taux de cire résiduelle < 0,5%, consommation inférieure à 60 kWh/tonne).
Pour les équipes techniques : Privilégier les méthodes offrant une bonne maîtrise des paramètres process et une faible variabilité du produit final.
Pour la production : Opter pour des systèmes automatisés simples avec un support technique fiable pour éviter les arrêts.
Pour les achats : Évaluer non seulement le CAPEX mais aussi les coûts d’exploitation et les risques de non-conformité environnementale.